jeudi 8 septembre 2016

Faire-parts de mariage I&J (1)

Coucou !


Il y a quelques mois, lors d'un anniversaire, pendant que j'exhibais mes dernières créations, une copine m'a dit : "Avec J on voudrait que tu fasses nos faire-parts de mariage, tu es d'accord ?"


Là, dans ma tête ça a fait



Je lui ai dit oui, sous réserve de... De temps, de matériel, de l'âge du capitaine. 
Les semaines sont passées et la rentrée scolaire de Minou me laissant du temps libre, je suis revenue vers elle en demandant si cela tenait toujours. Oui. 

Le thème ? 

Le chêne, végétal, bref médiéval celtique. 


Huhu. Je sais. Bon. J'ai respiré un grand coup, et j'ai pris ça comme un défi lancé à ma créativité.
Le végétal, en carterie/scrapbooking, il y en a. J'ai une planche de tampons avec des pisselits à souffler, par exemple. Libellules et herbes hautes. Le médieval, il y en a aussi. J'ai des encres pour vieillir le papier, on peut toujours trouver un cachet de cire à apposer par exemple, ça reste très dans le thème. des couleurs plutôt vert tendre, jaune pâle, marron bois.

J'ai commencé des sketchs. D'abord sur des idées d'inspiration personnelle. Et puis j'ai regardé sur les sites de matériel, ce que je pourrais acheter et utiliser. J'en ai dessiné d'autres. Et mon troisième axe de recherche s'est fait sur Google (notre grand ami à tous), en tapant "mariage médiéval", "symboles celtiques", "faire-parts originaux"...



Voici quelques exemple de ce que j'ai dessiné. On peut trouver les réalisations originales sur google sans soucis. J'estime avoir le droit de m'inspirer de ce que l'on y trouve. 

Idées soumises au couple, qui est très enthousiaste, et qui a du mal à choisir ! C'est une petite victoire personnelle. L'inspiration n'étant pas toujours au rendez-vous, c'est parfois difficile de créer quelque chose qui plaise au créateur et au client. Et ce n'est pas systématiquement plus simple quand il s'agit d'amis. 

Malus : Thème. Le chêne est très peu représenté dans le matériel de scrap. J'en ai trouvé, mais ça ne correspondait pas à ce que je cherchait. C'est un thème très rarement utilisé pour un mariage aussi. Je trouve cela perturbant de mettre une paire de glands sur un faire part ! 


Bonus : Je connais mes amis. Je vois leurs publications sur facebook, et j'ai donc une direction générale sur l'ambiance. Bonus supplémentaire, c'est un univers (le médieval) que j'affectionne, et qui fait parti de mon matériel courrant. Les encres, les arabesques, j'en ai plein mes tiroirs. 



Maintenant, la délibération est entre leurs mains. Je suis vraiment contente qu'ils m'aient choisi pour un papier important. On ne se marie qu'une fois (en principe) c'est une journée qui doit être spéciale pour tout le monde. L'invitation est la première impression de la cérémonie, par le texte et la mise en page. Elle transporte et permet de se faire une idée de l'ambiance. Rock, princesse, classique, religieux, exotique, traditionnel... 
Leur confiance me touche, je connais le futur époux depuis peu, et la mariée est une amie du lycée. Je n'ai pas envie de la décevoir, de faire de la merde, de louper mon coup.  

Merci de me faire confiance. 

La suite, au prochain épisode !

mercredi 31 août 2016

La rentrée !

Coucou !

Deux mois que j'ai publié mon dernier article. J'ai l'impression que ça en fait 6 ! Il s'est passé tellement de choses durant ces "vacances"... Et pas que des bonnes malheureusement.



Je viens de relire mes deux derniers articles (sur l'IEF et la DME). Minou a bien progressé ces deux-trois derniers mois. Il dessine maintenant sur le papier (même si ça déborde encore). Il mange de mieux en mieux à table, et ne renverse plus qu'un seul verre par jour (Oui, ça je n'en ai pas parlé non plus, mais je ne suis pas passée par les verres à becs). Il est "presque" propre ( rhaa j'ai horreur de dire ça, on dirait un chien !). Il sait aller aux toilettes tout seul et ne fait plus pipi au lit pendant la sieste. Enfin, il y va quand il veut ! Et c'est bien là le problème. Un enfant de 3 ans, passionné par ses activités n'a pas envie de s'interrompre pour aller aux toilettes. Si je n'avais pas eu l'impératif de l'école, je l'aurais laissé en couches encore quelques semaines/mois pour respecter ses cycles d'apprentissages. Il a encore grandi et porte maintenant du 5 ans et une pointure 26/27. Il s'est fait un petit copain, Loulou, qui ira à l'école avec lui à la rentrée.


J'ai mutilé ses boucles blondes. << Mauvaise mère

Lui n'a rien senti. Il n'a fait aucun commentaire, ne s'est pas appesanti dessus. J'ai pleuré en sortant de chez le coiffeur. Plus jamais je n'irais lui faire couper les cheveux !


Nous avons fêté ses 3 ans (et ma vieillesse à l'occasion), mais je vous raconte ça un peu plus bas. J'avais prévu de le faire début Août, rapport à mes copains injoignables pour diverses raisons, à ma belle famille qui part toujours à cette période là, et au fait que le seul autre week end était le dernier d'Août (celui qui vient de passer donc) et que je trouvais trop près de la rentrée pour notre bien (ménage, vaisselle, remettre Minou au lit à des heures normales...). Et puis, finalement le premier week end ne convenait pas à Poulette, et ça l'arrangeait mieux plus tard, et au fil des chouineries, la semaine avant le Juillet j'ai renvoyé un message à tout le monde pour décaler et mettre ça le  27.

Et ma mère a fait un AVC. Elle n'a pas voulu appeler les secours. Je vous vois venir. Elle est MAJEURE (depuis le temps!) et elle a toute sa tête. En France, c'est encore autorisé de refuser l'assistance. Plus de 6h après, elle a finalement accepté que j'appelle les pompiers. Il était 1h30 du matin. Autant vous dire que le week end du 14 Juillet a été un des pires moments de ma vie. Pendant 18 jours, j'ai passé mon temps à m'occuper de tout. la maison, Minou, les papiers, le linge, à téléphoner pour avoir une version cohérente... Elle est finalement sortie le 2 Août. Soit 4 jours avant la date que j'avais prévu pour nos anniversaires. J'avais bien fait de décaler.

Nous avons repris la situation en main. Une nouveauté, après cet épisode facheux, c'est qu'on lui a découvert un diabète de Type 1. Essayez donc de retirer le biscuit de la bouche d'un Dragon et vous comprendrez comment je vis depuis un mois. Il a fallu repenser toute notre alimentation. Parce que je ne peux pas continuer à empiffrer la famille de gâteaux sous son nez alors qu'elle n'y a pas le droit, hein. C'est mauvais pour son moral, et pour ma santé.

Minou et moi avons donc fait nos anniversaires Samedi. J'ai passé plus de deux jours en cuisine, et apparemment c'était bon, yen a plus ! Nous avons tous les deux été gatés. Minou a reçu un circuit de train (Brio), un aspirateur, des Légos canards, de beaux vêtements, des livres, et des jouets de bains (qui renouvellent un peu les vieux) entre autres. J'ai reçu un beau collier, un (GROS) bouquin, un bouquin qui parle de fesses, un jeu vidéo. Nous n'avons pas vu la belle famille. Deux étaient en vacances, un seul s'est excusé de ne pas venir. Tatie a préféré ne pas se déplacer (et elle a bien fait vu la chaleur ce jour là), mais elle nous a envoyé un paquet remplis de cadeaux pour nous deux. (Et c'est son fils qui s'est excusé de ne pas venir). Sur les autres qui habitent à 8 longs kilomètres, j'ai eu droit à un bon anniversaire sur facebook. C'est tout. Je vais arrêter de faire des efforts pour eux. Ils me fatiguent, c'est toujours à moi de faire des efforts.

Une copine s'est exilée à l'autre bout du monde, au Vanuatu. Quelques petites îles perdues dans l'océan indien, au Nord Est de l'Australie et de la nouvelle calédonie. La bas, on y parle (selon wikipédia et ce que j'en ai retenu) autant de patois qu'il y a d'individus. Il y a une communauté française d'expatriés qui fait des réunions d'intégration. Apprentissage du parlé local, marchandage, coutumes, aide à la paperasserie... Elle nous envoie donc des photos de pieds dans l'eau pendant qu'ici, il flotte.

Pendant ces deux mois estivaux, j'ai suivi de plus ou moins près quelques internautes. En ce moment, je suis de très prêt une femme (Zaza), blogueuse, qui a 4 garçon dont un, un peu différent, pour lequel elle se bat afin qu'il puisse être scolarisé comme la loi lui en donne le droit. Ses articles sont "nus". Elle raconte sa vie, sans en faire "la vie parfaite de la mère rêvée". Elle insiste bien sur la fatigue et passe sur les mauvais jours. Elle nous partage de sublimes photos de son environnement. Son blog c'est ici >> Chez CroqueMadame
Je continue de suivre La mite Orange avec ses 3 grandes et son petit dernier. Après un parcours difficile et compliqué, cette mère de famille s'en sort avec une force incroyable.

Et puis le petit nouveau c'est sur twitter que ça se passe, il s'appelle Mickaël et diffuse ses videos de cuisine sous le nom de Pericooklive. Il cuisine à peu près tous les jours, de tout, sucré, salé, du chocolat, des fruits, des légumes, du fromage. Il ne nous bourre pas le mou avec le "bien manger". Il a de l'humour, il se prend pas la tête et surtout, il nous répond ! Même si les videos font un peu "pro du web", il prend le temps de dire bonjour et de répondre aux questions pendant qu'il tourne. Même si ça veut dire répéter 60 fois en une heure les mêmes infos.

Et demain, la rentrée. Minou rentre à l'école. Il a son petit cartable (Cars hein ! ) et il en est tout fier. Il est très content de retrouver son ami le train dans la cour de l'école. A partir de la semaine prochaine, je devrais pouvoir reprendre des publications un peu plus régulières sur ce blog et sur mon blog de lectures que j'ai lâchement abandonné (je n'ai pourtant pas arrêté de lire).


Question subsidiaire : Pendant que nous nous gavions lors de nos anniversaires, il est apparu que mes copains et moi n'avions pas la même culture sur les quantités à prévoir.

Mon ami (en l'occurence, époux de Poulette), pensait que j'en avais trop fait, parce qu'il en restait sur la table, et que j'aurais mieux fait d'en faire moins, parce qu'après le salé, il n'avait plus faim pour le sucré, que j'aurais du penser un peu plus à moi durant ces deux jours de pâtisserie.

J'ai trouvé qu'il n'y en avait pas assez. Avoir des restes à la maison à manger pendant deux jours ne me gène pas. Ce qui me gène c'est de voir un plat vide (par exemple la salade de crudités), parce que peut être que tout le monde n'en a pas eu (c'est certain même puisque deux retardataires n'ont pas eu de crudités ni de tourte), ou que certains n'en ont pas eu autant qu'ils voulaient. Je ne me suis pas oubliée pendant les préparatifs, je me suis occupée de mon fils et de ma mère, j'ai pris une demie heure pour moi toutes les deux heures, j'ai même eu le temps de prendre une douche avant l'arrivée des invités. Je ne me suis pas crevée à la tache. Je n'ai pas forcé mon ami à se gaver de salé. Le sucré était sur la table dès le début (il y avait deux buffets), il pouvait donc garder de la place pour après.


Vous pensez qu'il vaut mieux qu'il en reste, ou que tout doit disparaître ?

dimanche 26 juin 2016

Faire manger ton gnome, tout seul, comme un grand. La DME

Coucou ! Aujourd'hui, on va parler "éducation" du Minou (ou de la minette, ne soyons pas sexistes - ça peut même fonctionner si vous en avez plusieurs).
J'ai mis éducation entre parenthèse parce qu'en ce qui concerne l'alimentation, surtout l'étape dont je vais parler, je ne considère pas qu'il y ait éducation. Education lorsque l'on apprend les bonnes manières à table oui, (ne pas parler la bouche pleine, se tenir droit, ne pas mettre les coudes sur la table...) mais on va parler de l'étape d'avant la "diversification" alimentaire.

Pour la plupart des gens, la diversification alimentaire c'est donner des purées de légumes/fruits au gnome, et plus tard lui donner des morceaux. L'age et la durée (et les espèces d'aliments) varient en fonction de l'éducation des parents, de la sainte parole du pédiatre, de l'age du capitaine. Avant d'être enceinte je n'en savais pas plus que ça. (Enfin si, un peu, Poulette avait la grande et se référait au sacro-saint Pédiatre et je trouvais sa diversification franchement chiante).

Pis j'ai voulu tomber enceinte, (et j'ai fini par y arriver), et je me suis renseignée. Enfin pas spécialement sur le sujet de la diversification alimentaire, mais c'est passé en cours de route, entre deux séances de lèche-vitrine numérique. J'ai appris plein de choses. Qui en fait m'ont parut tellement logiques que je n'ai pas vraiment prêté attention. Minou est né. De l'allaitement je suis passée au lait maternisé. Et puis à 4 mois, Minou sortait ses deux premières dents. Deux semaines plus tard il en avait deux autres. Et à six mois il avait déjà 6 dents et deux autres paires en préparation.

Et puis Minou, digne fils de sa mère, s'est très vite intéressé à la nourriture. Je le voyais bien zyeuter sur mon assiette à table. Donc on est passés à la diversification "classique". Purée/compote. Comme il avait déjà 4 dents, et que les suivantes s'annonçaient, ma mère (avec son grand sens pratique) a suggéré de lui donner des morceaux mous. Ce que nous avons fait. Sauf qu'après ça, les purées et les compotes, je me les suis mises dans mon sublime postérieur... Il a fallut passer aux morceaux ou rien. J'étais au courant des quelques aliments à problème (genre les cacahuètes, le miel). On lui a donné comme nous. Il,mangeait ce qu'il voulait, et je complétais avec le biberon. Les produits laitiers de vache sont mal passés quand je lui ai donné, j'ai donc attendu avant de réitérer l'expérience, puisque son estomac n'était pas encore prêt (alors que le lait en poudre est à base de lait de vache... cherchez l'erreur). J'ai testé une poudre épaississante céréales/vanille dans le lait (Mossieur n'a pas fait ses nuits avant ses deux ans... et à 6 mois il buvait encore un bib toutes les 3h/4h) pour essayer de rallonger mes nuits, mais il n'a pas aimé. A presque 3 ans, il n'aime toujours pas qu'on mélange quoique ce soit à son biberon. Il ne s'est pas intéressé aux céréales. Enfin il a goûté, mais n'a pas poursuivi l'expérience.

Puis j'ai eu une visite chez mon médecin de famille (qui est très bien avec les petits aussi). Qui a fait des yeux ronds quand je lui ait dit que Minou adorait les fruits et en particulier la mangue et les litchis. Fruits, certes exotiques, mais qui allaient de soi pour moi, qui en mange souvent, depuis toute petite. Il a commencé à me sermonner (gentiment - c'est aussi pour ça que je l'aime bien, il ne me culpabilise pas), mais je l'ai coupé. Personnellement, je suis réfractaire aux légumes en général. Mon fils étant habitué par mon corps à manger des litchis (1 boite toutes les deux ou trois semaines enceinte), n'aurait-il pas plus de problèmes à manger des légumes qui ne font pas partis de mon alimentation (les choux, les navets, les carottes, les haricots secs, lentilles, poireaux, poivrons....) et donc avec lesquels il n'a jamais été en contact même indirectement ?

Je suis partie du principe que les litchis entre autres, font partis de mon alimentation quotidienne. Donc le corps de mon fils est habitué à ces produits. Ce n'est plus un produit "exotique" rare, mais un fruit de saison au même titre que la fraise ou la cerise. D'ailleurs, le premier fruit entier goûté par Minou a été une fraise. J'en ai entendu de toutes les couleurs ! Je SAIS que la fraise est un aliment "sensible". Je ne lui ai pas donné sans précautions et sans le surveiller...

Globalement, j'ai laissé faire mon fils. Il prenait ce qu'il voulait. On appelle ça la Diversification menée par l'enfant. Et un peu après son premier anniversaire, il a voulu manger à table avec nous. Et après noel, une cuillère et une fourchette.

Il a eu sa période de rejet alimentaire. Période ou les maîtres mots étaient tomates/cocoyètes (coquillettes)/riz/tilouis. Il ne mangeait toujours pas de purées. Ca a été long, chiant (disons le clairement, tu t'es tapée 25 mn de cuisine pour qu'il tire la tronche à table - voir qu'il pique une colère). J'ai continué à lui présenter autre chose, mais j'avais souvent un bol de pates en réserve ou une tomate coupée prête à servir.

Aujourd'hui, à un mois de ses trois ans, ça va mieux. Il s'est remis progressivement à manger autre chose. Tout seul. Il a même fini par vouloir gouter la purée de mamie, et maintenant il en mange avec plaisir. Il mange au restaurant chinois avec nous (je ne lui donne pas de pad thaï non plus hein XD). Il mange aussi bien chez mc-do/kfc qu'à table dans un restaurant plus classique. Il ne mange pas encore de crêpes/galettes (sniff) ; et moi toujours pas de poisson. Lui il aime ça, pourvu que le filet soit bien grillé et assaisonné. Il mange kebab. Il mange de la semoule, du riz, des tomates (avec un peu de tomates et des tomates pour accompagner), du melon, du raisin (frais ou sec). Il s'est vaguement mis aux céréales. Il tape dans mon bol ou dans celui de son père à l'occasion, mais ça ne dure que quelques bouchées. Il raffole des yaourts (surtout ceux de mamie, les meilleurs !), ou les flans au caramel de papa. Il mange les brocolis. Surgelés. S'ils sont cuits, il n'en veut pas... On lui en donne un quand ma mère s'en fait, mais on évite. Je ne sais pas ce que peut donner un brocolis surgelé dans un estomac. Il aime les glaces (au caramel, et à la poire, tant qu'il y a de la chantilly). Petit-fils de boulanger, il raffole de pain. J'ai une photo de lui, à un an, avant qu'il marche, tenant la baguette par le bon bout, en train de la grignoter.
A presque 3 ans, il ne boit presque plus de lait. Nous avons réduit les biberons et supprimé ceux du midi et du gouter (et ceux de la nuit aussi - ouf !). Il en boit un le matin (quand il n'oublie pas et qu'il a suffisamment petit-déjeuné), un peu moins de 200ml, et un grand (environ 250 ml) le soir dans son lit. Le lait "normal", il n'en veut pas vraiment. Il n'a pas l'air d'aimer trop ça. Il préfère boire de l'eau, bien qu'il essaye de nous soutirer du fanta ou du sirop dès qu'on en boit :p Il boit son "thé" avec tout le monde l'après midi (une infusion pour lui ; Tentation Fraise de Lipton est sa préférée).

Il n'a pas voulu goûter les crevettes, ça viendra surement plus tard, on est pas pressés (au prix que ça coute !). Il mange peu de fromages (en dehors du trio gagnant kidiboo/ptit louis/babybel), bien qu'il ait essayé la mimolette (ou le cheddar je sais plus - enfin le fromage à papa en tranche), et cet après midi le fromage frais à la crème type st moret.


Je pense que beaucoup de nanas, lors du premier enfant se prennent pas mal la tête pour faire "comme il faut". Comme il faut quoi ? Montrer aux autres que bébé mange bien sagement et proprement ? C'est sûr que Minou en met pas mal à coté (surtout les petits pois, c'est encore vivant :p ). Mais il apprend, et il en met de moins en moins par terre. Comme à mon habitude, faire comme les autres veulent, ce n'est pas mon truc. Paraitre, "tu vois mon bébé comme il mange bien ses 500gr de purée panais carotte courgettes", ça ne collait pas avec ma façon de vivre. Minou avait faim, il a mangé. Il n'a pas mangé son dessert ? Pas grave. Il n'est pas très dessert de toute façon (sauf si c'est rouge ou à base de chantilly). Il commence seulement à manger les tartes. Si je lui achète un paquet de biscuit, il va en manger un ou deux, et le reste c'est moi qui vais devoir le finir. Très peu pour moi. Je ne vois pas l'intérêt de refuser un morceau à un enfant et de le laisser mariner dans sa purée pendant 3 mois de plus parce que quelqu'un d'autre à décrété que ce devait être comme ça.
Dans la nature, les bébés passent du lait à la nourriture normale sans toutes ces falbalas. A la rigueur, les parents pré-mâchent la nourriture, mais on n'a jamais vu un chat utiliser le mixeur pour ses petits.


Aujourd'hui, je l'incite à manger proprement avec la fourchette/cuillère plutôt qu'avec les doigts, parce qu'on a l'impératif de la cantine à la rentrée dans deux mois. La bas, ils vont râler si Minou mange la semoule ou la purée à pleine poignée... Je ne le force pas. J'essaye certaines ruses pour le "forcer" à finir, ou juste pour manger quelques bouchées de plus, et en ce moment la cuillère pour papa/les petits poissons/tonton chocolat/ Pirate ça marche bien, ou alors faire l'hélicoptère avec...


Hou je me rends compte du pavé que je viens de poser. Il est tard, Mossieur ronfle dans le lit, et je crois qu'il voudrait bien que je le rejoigne. C'est pas de ma faute si je suis en heure d'été ! Je vous laisse. J'ai fais comme ça avec mon fils. Si j'en ai un deuxième, je verrais pour faire pareil, si ça convient au bébé. Ca me convient surtout à moi. Ca ne me gène pas de devoir passer un coup d'aspi de table à chaque repas (voir de serpillère), ni de changer sa chemise et de la mettre à laver parce que la chemise à mangé autant de yaourt que le gnome. Ca peut en rebuter certains, qui veulent absolument remettre la chemise trois jours durant.

Bonne soirée !

vendredi 10 juin 2016

S'informer sur l'IEF

Bonjour !


Aujourd'hui je vais parler d'IEF. Enfin, tenter d'en parler. Comme je l'ai déjà expliqué, Minou n'a "que" 2 ans et demi (presque 3, dans moins de 2 mois) et rentre à l'école en Septembre.

J'ai fais le choix de l'école. J'ai besoin de libérer ma maison de Minou. De libérer ma mère, qui vit chez moi, de son babil hurlant constant. De libérer les portes des salles de bain/garage/chambre d'ami, de les laisser un peu ouvertes, et de laisser ces pièces respirer. De me libérer de sa présence pour pouvoir faire des choses que je ne peux pas faire quand il est là, collant, voulant absolument tout faire comme maman (surtout quand je travaille, quand je glande, ya pas un chat à l'horizon). Ces mêmes choses que je ne peux pas faire quand il dort puisque ça fait du bruit, et/ou que j'utilise la salle de bain juste à coté de sa chambre.
J'ai besoin de ces moments de solitude que m'apportera la présence de l'école dans la vie de Minou.



Je ne suis pas Contre le système scolaire. Il n'est pas parfait, mais il convient à certains. Il ne convient pas à d'autres, qui pour des questions diverses et variées (religion, zèbre, incompatibilité de caractère....), choisissent un enseignement différent de complément, ou à plein temps. 

Aujourd'hui, je ne sais pas si je n'arrive pas à apprendre autrement qu'avec un "professeur" parce que je suis comme ça, ou si c'est parce que ma mère avait tellement peur de moi qu'elle m'a cantonné à cet apprentissage scolaire toute ma vie, et refusait de m'apprendre ce que je voulais apprendre (coudre, cuisiner, passer cette fichue tondeuse...). Alors je n'ai pas envie de cantonner mon fils à la méthode scolaire. Certes, je lui trouve un certain bénéfice, une même base pour tous, des enseignements (en principe) suivis et dans une continuité logique, des enseignements que je ne peux pas lui apporter (le sport, la grammaire avancée, la sociabilité...). Mais on n'y apprends pas tout, ni au rythme de l'enfant. Difficile de s'attarder sur une difficulté quand on a 25 élèves qui ont compris et sont avides de passer à la suite, et 5 élèves qui auraient besoin qu'on leur réexplique, ou qu'on leur explique autrement. 
Je passe bien évidemment sur les profs cons / qui voudraient faire autrement et qui peuvent pas / qui sont incompatibles avec le gamin. 

J'ai donc entendu, au cours de mes pérégrinations sur internet, les termes d'instruction en famille. l'IEF. C'est "l'école" à la maison. J'en avais entendu vaguement parler quand j'étais petite, mais internet n'existait pas à l'époque, c'était donc un peu flou/inintéressant pour moi puisque personne n'aurait pu m'en dire plus. 
L'Instruction en Famille c'est l'un des choix fondamentaux de la constitution (si je ne me trompe pas de texte de loi), qui permet de choisir la méthode d'instruction que l'on souhaite tant que l'on instruit son enfant. Le mettre à l'école c'est le plus "simple", le plus connu, mais l'instruction en famille, que ce soit après déconvenue scolaire ou choix de départ, ou fruit d'une réflexion, prend de l'ampleur (ou du moins, c'est l'impression que j'ai). 
Je suppose que la mise à l'école est devenue la norme lorsque l'apprentissage de la lecture et de l'écriture à été rendue obligatoire et que les parents, ne savant ni lire ni écrire, se sont tournés vers les écoles. Maintenant que nous sommes tous à peu près instruits correctement, ça devient plus facile de se dire qu'on pourrait faire autrement sans enfreindre la loi. 

C'est donc tout naturellement, adepte que je suis du "faire autrement", que j'ai tenté de me renseigner. 
Le problème de l'enseignement à la maison, c'est qu'il y a une foultitude de façon de faire, et que tomber sur un blog IEF (qui pratique l'IEF depuis des années), bah c'est comme tomber au milieu d'un atelier de menuiserie. On y comprend que dalle. Habitués que nous sommes au modèle scolaire, avec ses cours structurés, ses objectifs et ses méthodes, on se retrouve en plein chaos. Comme regarder un pote jouer à Diablo 3 quand on y a jamais joué. C'est tellement le foutoir sur l'écran... Pourtant celui qui joue sait ce qu'il fait, ou sont les monstres, si tout va bien ou pas. Les blogs IEF c'est pareil. Le parent qui écrit sait très bien de quoi il parle, ce que ses enfants apprennent ou pas, comment. Un autre parent IEF comprendra aussi la majorité, saura se réjouir de la nouvelle acquisition du gamin, mais moi, en tant que novice, j'ai du mal à m'extasier sur le fait que le môme ait réussi à empiler les cubes selon le modèle et surtout quel apprentissage il a pu en retenir... 


Il y a autant de "méthodes" IEF que de façons de jouer aux jeux vidéos. Chacun aura sa façon de faire. Sa façon de jouer. Les méthodes formelles, les méthodes informelles, les sans méthodes... Et on peut mixer tout ça. 

C'est d'autant plus difficile pour les tout petits puisque l'instruction n'est obligatoire qu'à partir de 6 ans (du CP) et que pour beaucoup de gens, ça commence tout de même à la maternelle, à 3 ans. 
Sauf qu'à 3 ans, tous les enfants ne sont pas avancés de la même manière sur leurs acquisitions du quotidien. Minou n'a aucun problème niveau motricité, il monte et descend seul les escaliers (même si je préfère encore être là quand il descend), il sait utiliser un petit couteau (à beurre), arroser les plantes (et papa), mettre le dvd dans le lecteur, changer son drap, s'habiller tout seul. En revanche, il a un problème au niveau "limites" (enfin ça me pose un problème à moi surtout). Dessiner SUR une feuille, il en est "incapable", il dessine partout sauf sur la feuille en fait. Il comprend ce qu'il doit faire, mais il n'est pas assez mûr pour le faire. Sa capacité ne va pas jusque là. 

C'est donc difficile de proposer les mêmes activités pour tous les "petits". Quand au même âge, ma filleule dessinait sur le papier, n'essayait pas de sucer les feutres, elle ne montait et descendait pas seule les escaliers. Si l'on veut faire des activités avec son enfant de maternelle (ou pré-maternelle, comme minou, qui est demandeur hein, je le force pas à faire avec moi), il faut beaucoup de préparation. D'abord trouver l'idée. La cuisine, le dessin, la couture, le poney, le jardinage, la lecture (au sens laaaarge)... 

Minou est demandeur sur la cuisine, de faire des gâteaux avec Maman. Je cherche donc des recettes faisables avec un tout petit. C'est dur. Je ne suis pas adepte de toute cette préparation en amont. J'aime quand on peut s'y mettre vite, tout de suite. Passer 1h à compulser 300 sites web pour trouver une recette qui convienne à mes impératifs (ingrédients, temps de cuisson, type de préparation, si le gâteau sera mangé ou pas à la fin...), plus 25 minutes à sortir tous les ingrédients et à les préparer d'une façon que pourra utiliser Minou, passer 3 mn à lui faire mettre les ingrédients dans le bol, et le laisser poireauter encore 4h parce qu'on ne peut rien faire pendant que ça pousse, cuise et refroidisse. Il connait déjà tous les ingrédients (ceux que j'utilise à la maison en tous cas). Que faire dans ces cas là ? Cuisiner avec lui une fois par semaine devient le parcours du combattant. 

Nous avons peint aussi. Puisque maman "peint" (huhu), Minou voulait peindre aussi. J'ai "résolu" le problème cité plus haut en utilisant un grand rouleau de papier (en principe pour emballer), de la taille de la table basse. J'ai testé les peintures à doigts que j'avais demandé pour lui à la mère noel. Minou s'est amusé, même si le démarrage à été un peu dur dans le sens ou il ne savait pas quoi faire avec (une fois montré différentes façons, hop, c'était parti). Moi un peu moins. Je n'ai pas aimé ces peintures "spéciales pour faire avec les doigts". Difficiles à laver, pas loin de boucher mon évier, limité aux 4 couleurs fournies car elles ne se mélangent pas bien, tubes trop fragiles... Au final, je rachèterais des tubes de peinture classique, qui coûteront moins chers. Mais c'est pareil, il faut prévoir d'avoir un tablier (même si c'est qu'une vieille chemise), assez de papier pour l'activité, et après il faut encore tout nettoyer. Parce qu'il faut nettoyer les mains, les bras, le visage et les cheveux (wé, je sais, on est très artistiques chez nous), la table (pas beaucoup mais il y en a un peu qui s'est échappé), le canapé (derrière la table basse), le sol, et les vêtements. Trouver un endroit pour faire sécher l'oeuvre du Minou, un endroit qu'on utilisera pas pendant deux à trois heures. J'ai une grande maison, avec plein de pièces qui ferment à clé, mais tout le monde n'est pas dans mon cas. 

Je vois beaucoup d'IEF se rendre à la Ludothèque. Il n'y en a pas chez moi, la question est donc réglée. Peut être quand j'aurais une voiture, mais en attendant... 


Je continue de chercher. Des activités pour Minou, que je comprend. Qui lui conviennent (ça augmentera quand il grandira). Qui sont possibles/praticables avec les moyens du bord. Des activités de complément, car je sais qu'il y aura des hauts et des bas à l'école. En fonction du professeur, ou de la méthode de l'éducation nationale. Je ne voudrais pas qu'il reste bloqué sur certains sujets comme je l'ai été sur l'histoire, les maths, le dessin, à cause d'une incompatibilité avec le prof. Non qu'il se bloquera forcément, mais que je voudrais y être préparée, au cas ou. D'autant que ce sont des activités qu'on peut faire simplement pour occuper un mercredi, ou une après midi entre copain, sans avoir d'autre but que s'amuser...

Il existe une méthode (si je ne me trompe pas, c'est l'unschooling ? ) qui laisse faire les enfants comme ils veulent, quand ils veulent, qui semble ne pas vraiment me convenir. J'aime le cadre apporté par "l'enseignant", quel qu'il soit, prof scolaire, parent, voisin, ami lors de l'activité d'apprentissage. Je ne dis pas que l'enfant n'apprend pas en dehors ni qu'il ne s'amuse pas pendant l'apprentissage, je préfère juste distinguer une activité que l'on fait pour apprendre quelque chose (quel mélange de couleur donne quoi, rester dans les limites de la feuille/du cercle/de la consigne, compter, lire, les grandeurs, convertir...), même basique, d'une activité qu'on fait avant tout pour s'amuser, et qui peuvent pourtant être les mêmes.
Quand je lis avec mon fils, je/on tourne les pages une par une, dans l'ordre, je lis l'histoire, on commente les images s'il y en a, et quand c'est fini, je range le livre. Quand il lit un livre, il se débrouille. Il tourne les pages, il en saute, il se/me raconte l'histoire ou une inventée, il revient au début, il met les pages à l'envers, il me redemande 60 fois "et ça c'est quoi ? " Une CHEVREUUUUUHG !!!!!! C'est la même chose, mais avec des buts différents. Minou aime entendre l'histoire, répondre à mes questions, trouver le petit chat sur la page, pendant qu'il apprend à se tenir tranquille, à écouter et à faire doucement avec le livre. Et il apprend tout seul en me posant des question, en manipulant lui même le livre pendant qu'il s'amuse à dépiauter le livre dans tous les sens... (D'ailleurs si quelqu'un connait un livre indestructible, ça m'irait bien...)


L'anarchie apparente de l'IEF est difficile à percer du point de vue novice. On cherche sur internet, on en comprend la moitié, et quand on a des copines qui le pratiquent, on ose pas demander. OSEZ ! Si ce sont des copines, elles seront ravies de vous montrer comment ça marche ! Ce sont souvent ces copines là qui ont toujours une solution à tout d'ailleurs (la panne de lessive, comment faire un petit gâteau en forme de panier, faire un pochoir, utiliser une solution de secours pour le bidule cassé -dont on a absolument besoin tout de suite...).

Bon, je vous laisse, c'est au tour du mâle de prendre le pc ;)

A plus taaard

dimanche 1 mai 2016

Tout fait maison.



J'admire ces femmes (je dis femmes car je vois beaucoup de femmes sur le blogosphère, mais évidemment les hommes aussi), ces femmes qui font tout maison. Les yaourts, les gateaux, les gouters pour la semaine, les couches, les pains, les doudous, les produits ménagers... Et qui gèrent 3, 4, ou 5 gamins et font l'école (l'instruction) à la maison.

J'ai essayé. J'ai trouvé les yaourts et le pain maison immondes. Le mâle a tout englouti sans se poser de questions. Il a même aimé le pain, mais je me vois mal faire des pains entiers juste pour 1/4 de la maison. Il y a des produits que je ne peux pas remplacer. Les fjords. Les Danettes. La baguette. Bien que je ne mange pas une grande quantité de pain et de yaourts à l'année, le fait maison n'a pas le gout de la marque (ou de l'artisan). C'est peut être une histoire d'éducation culinaire, des habitudes à prendre dès le début.

Les gouters pour la semaine. Étant donné que nous mangeons indifféremment au gouter, au dessert et au petit déjeuner, Un gateau 8 parts dure 1 gouter et 1/2 dessert. Alors les 8 kg de beurre que nécessite le gouter pour 4 par semaine me pose un peu problème. Dans le cas contraire, le gateau reste en plan sur le buffet pendant 10 jours parce que personne n'y pense, n'en a envie, chacun en laisse pour les autres, ce qui est particulièrement frustrant.

Les produits ménagers... eh bien disons que je ne suis pas une acharnée du ménage, si je passe le balais une fois par semaine, c'est le grand maximum...

J'aimerais faire l'école à la maison. Ca me plairait que mon fils apprenne autrement. Qu'il ne soit pas en butte face aux équipes administratives comme je l'ai été. Car soyons clairs, a 2 ans et demie, je vois bien qu'il prend le même chemin émotionnel que moi.
Sauf que je sais aussi que je ne pourrais pas le supporter toute la journée. Simplement parce que c'est déjà le cas. A 10h j'ai souvent envie de le laisser croupir dans sa chambre jusqu'au lendemain.
Il est vif, il est souriant, il est intelligent, volontaire, et... n'a que deux ans et demie. Il ne peut pas tout faire pour m'aider, même s'il en manifeste la volonté.
Il est bavard. Tout seul. Il n'a même pas besoin qu'on l'écoute, il raconte sa vie seul, il commente, joue, se pose des questions, regarde la télé... en parlant. H24. C'est usant. L'école va me faire un bien fou !

Rien que d'avoir fait un gateau avec lui, j'ai besoin de solitude. la vraie, pendant au moins une à deux heures. J'ai la chance de pouvoir compter sur le papa pour prendre le relais. l'atelier pâtisserie a tourné au pugilat parce que Minou ne pouvait pas utiliser le batteur et mettre la tête dans le four.

Ma mère me reproche souvent de jeter plutot que de réparer. Mais comment faire ? Je ne suis pas technicienne, changer l'ampoule me fait déjà stresser, et monter un meuble ikea est vraiment mon mieux en matière de bricolage. Je me vois mal démonter la tondeuse ou le karsher pour voir comment je peux les réparer... Même si je serais ravie d'apprendre à le faire ! Sauf que ma mère ne sait pas le faire non plus (mais critiquer, ça, vous inquiétez pas, elle maîtrise.)


Voilà. J'admire Till the Cat et ses tutos bricolages. J'admire Annaig qui instruit ses 4 à la maison. La personne dont je vois passer les articles qui coud ses propres langes/couches/serviettes de toilette. Celle qui fait sa lessive maison. Toutes celles qui ont trouvé une organisation pour le faire.


Toutes celles et ceux.

mardi 29 mars 2016

Scrapper différent, comment c'est compliqué, ou pas.

Yop tout le monde !

Aujourd'hui au menu, scrapper différent, scrapper masculin.

J'ai évoqué quelques unes des difficultés du scrap dans mon article sur les secrets du scrapbooking. Ca peut couter cher, et on commence jamais par ce dont on a besoin, mais par ce qui nous plait. Je vais approfondir un peu mes difficultés à scrapper.

Passons sur le manque de matériel parce que j'ai pas les sous, je crois que tout le monde connait ça pour n'importe quelle passion. Autant on peut trouver plein de bouquins et de films sur internet (plus ou moins légalement ahem), autant c'est difficile de scrapper sans un minimum d'argent. Je me vois mal aller cambrioler les boutiques. Certaines tambouillent beaucoup, recyclent et trouvent pas mal d'alternatives moins chères. Je pense nottament à la chaine Fleurs d'esprit de Galadrielle sur Youtube, qui fabrique ses pshitts, ses pinceaux pailletés, et tout un tas d'autres bricoles. Ce n'est pas ma façon de faire, et on ne peut pas tout bricoler. J'aime le résultat propre, impeccable et précis du matériel acheté. Donc il faut des sous.

Un autre de mes problèmes, c'est que je n'ai pas une once d'autodidactie en moi. J'apprends, et je reproduis. Point final. Le scrap me fait sortir de ces sentiers "scolaires", en laissant libre court à mon imagination. Or, si j'écris des romans fantasy comme je respire, scrapper me demande un temps infini, et une réflexion constante et profonde. L'assemblage est assez simple, et reste une base, mais dès lors qu'il faut transformer, ou créer, j'ai besoin de plus de temps. Je suis une handicapée du scrap, j'ai besoin de mon tiers-temps.

Enfin, le troisième problème principal, c'est que je ne scrappe pas de la même façon que les personnes qui m'entourent. A commencer par La poulette qui m'a initié. Elle a un scrap assez éclectique, et surtout très chargé. (Très). Alors que mon style général donne plutot dans le "Clean and simple", clair et simple.
Je regarde pas mal de videos sur internet, et il y a trois scrappeuses que j'aime beaucoup, il s'agit dans l'ordre de Alexandra (Secret de scrap) (Papouille à toi et au petit chat ! ), de Galadrielle (Fleurs d'esprit, citée plus haut), et de kylaur. Ces trois scrappeuses, si elles ont un style différent chacune, n'ont pas non plus le même que moi. Chaque style est différent, et au sein d'un même genre (clean and simple, shabby, vintage, grunge.... la liste est longue), personne ne fera jamais la même chose avec les mêmes éléments.
J'utilise très peu de fleurs, plumes, coeurs, papillons, textes. J'ai un style épuré, plutot "masculin" (moi qui déteste genrer les choses, je ne sais pas comment dire autrement), plutot vintage, un peu steampunk. Avec un paquet de strass. Et puis contrairement à Poulette, qui a eu 3 filles, moi j'ai fait un ptit mec hein... Une adorable crapule, mais qui se marrie plutot mal avec les paillettes et les fleurs (quoique ça ne gène pas forcément, tout dépend de la photo, de la fleur en question, et du sentiment de la scrappeuse). De toute façon je n'en utilise pas. Très peu.
Il y a très peu d'hommes qui scrappent. J'en ai vu, sur internet, sur youtube. Ils n'ont pas non plus le même style que moi.
Et puis j'ai voulu scrappe un album pour un mec. Le neveu de mon conjoint, à l'occasion de ses 18ans. Modèle gangsta rap le gamin. Pantalon string taille basse, et casquette à l'envers un peu bling bling. Je vous y mets au défi de réussir. J'en ai chié. J'ai fais au feeling. Quand j'ai démarré, je ne savais pas comment j'allais faire la couverture. J'ai mis des breloques sur le coté. Et des paillettes sur la couverture.

Ouais. Des Paillettes sur la couverture. J'vais vous montrer.


Papier noir, lettres et bandes en papier argent pailleté, et bandelette dorée. 


 Un crane et des perles noires fumées pour la breloque sur le coté. Ficelle de cuisine.
L'intérieur est aussi sobre que l'extérieur, une gamme de papiers noirs et blancs (wé, je sais, c'est assez cliché pour un guadeloupéen), avec les titres en papier pailleté argent.

J'ai un faible pour les techniques de Tim Holtz, maître américain en matière de vintage/steampunk. J'utilise ses produits à ma manière. Or dans le scrap, surtout en france, on trouve beaucoup beaucoup beaucoup de bricoles qui ne conviennent pas à ma manière de scrapper. Souvent, je dois imaginer ce que je veux comme résultat, pour pouvoir le créer, alors que je ne fonctionne pas comme ça. Quand je regarde les boutiques en ligne, je vois pleins de choses sympa, mais que je n'utiliserais pas, car ce n'est pas dans ma dans ma façon de faire.

Je fais actuellement (entre deux commandes) l'album de mon fils. De sa première année. De ses origines, et de toutes ces petites choses qui font de lui mon premier né, mon petit garçon, un enfant comme les autres, un être particulier. Son thème couleur, c'est le vert. Sa chambre est peinte en vert, et la majorité des accessoires sont verts. Pas bleus. Je ne voulais pas de bleu. Mais en scrap, les filles c'est rose et les garçons c'est bleu. C'est comme ça. Les motifs sont gnagnan, voir carrément ridicules, et trop classiques. (C'est mon point de vue, vous utilisez ce que vous voulez hein). J'ai aucun motif naissance sur les pages de mon fils. La seule chose qui s'en rapproche, c'est le die canard de bain que j'utiliserais pour la photo de son bain.


Mais voilà. Je ne sais pas si j'ai réussi à faire passer un message. Si j'ai réussi à me faie comprendre. Souvent, on pense que je me prends trop la tête, que je suis "difficile". peut-être, mais je suis comme ça. Je n'utilise pas un produit que je n'aime pas. Je ne l'achète pas, à moins de savoir exactement ce que je vais en faire. Les paillettes libres, les rubans, les fleurs, les pshitts, les bouttons, les oeillets. Je choisis bien mes perforatrices, mes dies. Je n'en ai pas beaucoup, ceux dont j'ai besoin.

Un autre facteur qui fait que le scrap c'est difficile. Cherchez bien, je l'ai vaguement mentionné plus haut. Mon petit garçon. Je l'adore il est cro choupinounours. Et touche à tout modèle albatros. Et quand je scrappe, Minou veut tout voir. La colle, les paillettes, le pistolet chauffant, le cutter. C'est pas comme s'il faisait des siestes de 3h tous les jours. Donc, je scrappe d'autant moins.

Sur ce, je vous laisse, c'est l'heure de faire le diner du gnome. Il a faim mais il ne le sait pas encore :P

mardi 22 septembre 2015

Carte d'anniversaire Super mario Nintendo


Yop les créateurs en herbe !

Aujourd'hui va être l'occasion de vous montrer une carte que j'ai réalisé dans le cadre d'une commande pour un anniversaire.

Sam m'a commandé une carte pour sa chérie.
C'est lui Sam

L'est marrant lui. Genre j'ai ça en stock quoi. "Fais comme tu le sens qu'il m'a dit. Toutes les scrappeuses et carteristes (et autres artistes à qui on commande des trucs) connaissent le truc "tu connais pas la personne mais fais lui un truc qu'il va aimer"... T'as qu'une envie c'est de balancer le commanditaire par la fenêtre. 

 Pis j'ai réfléchi. Sam et moi, on s'est rencontré sur un jeu vidéo en ligne (passque je suis gameuse avant tout - c'est pour ça que je poste quand j'en ai envie, et pas tous les jours). Jeu sur lequel il a fait jouer sa chérie, il l'a fait rentrer en guilde, et tout le tintouin. Donc j'ai posé des questions sur la demoiselle. Ses goûts, ce qu'elle aime, à quoi elle joue... Le voilà qui me répond par une photo du "bureau" de la demoiselle. 

Je me serais crue à la maison avec toutes les consoles de sorties autour de la télé, les peluches de Toad et le jeu d'échecs de Super Mario ! De là est partie mon idée. 

Je peux même pas vous montrer le sketch (le dessin de ce que je voulais faire ndlr), j'ai fichu la photo à la poubelle *noob inside*. Vous ne verrez donc pas mon IMMENSE talent pour le dessin. 

Mais le déroulement de la création de cette fameuse carte, ya pas de soucis. 

Donc j'ai décidé de faire une carte pliée en deux, en longeur, sur laquelle je voulais mettre Mario qui courrait avec un cadeau dans les mains genre "je suis en retard", poursuivi par un chomp. Et dedans je voulais mettre une table, avec un gros gateau dessus, entamé par Sam (enfin par son avatar), et Toad en arrière plan, avec un paquet qui sort d'une case ? . 

Comme tout le monde le sait, entre ce qu'on a dans la tête et le résultat, c'est pas toujours possible de tout faire. Mais franchement je suis très contente du résultat, d'autant que c'est faisable avec peu de moyens. J'ai donc utilisé une carte blanche, un petit peu de papier vert "herbe", une touche d'encre distress, du papier d'imprimante, une micro bandelette de papier gris, un tampon Joyeux anniversaire (acheté pour l'occasion mais qui ressert après), et de quoi coller, à plat et en relief (mousse 3D). 

le papier blanc, et le vert que j'ai encré à l'encre walnut stain de chez distress

Faire des mini boucles de papier gris en les assemblant pour faire une chaine. 

Découper les images que vous avez trouvé sur internet et que vous avez imprimé.
Mettez les en scène et collez le tout.
Le fantôme en haut est collé par de la mousse 3D sous la queue,
et par un point de colle sur le devant pour faire un effet plongeon

Recommencez l'opération, en coloriant si nécessaire
Le gâteau est peint à l'aquarelle. 

Découper un nuage (imprimez le hein), servez vous en pour faire un fond
Découpez en un autre et tamponnez.
Le commanditaire pourra laisser un mot à cet endroit.


Voilà donc les photos du chef d'oeuvre. Ce n'est pas tant la technique mise en oeuvre, que la réflexion qui a conduit le projet que je voulais vous faire partager. Si vous offrez à un non-scrappeur, une carte dans ce genre là sera vue comme "Whaaaaaaaaa!" alors que vous avez juste imprimé et découpé, et que c'est à la portée de tout le monde... Ca prend un peu de temps, de découper (on dit détourer) les personnages. Je les ai aussi adaptés en taille avant de les imprimer (ça faut savoir le faire - même si c'est pas très compliqué - c'est juste chiant. 

J'aurais pu en faire un peu plus, en faisant moi-même un fond en décor du jeu, mais j'ai manqué de temps, et surtout de patience (rapport à l'ajustement des images par paint). Suivant le thème, et les idées on peut rajouter des ombres, des paillettes, des strass... pleins d'autres choses. 

Vous pouvez constater que j'ai respecté mon thème dans l'ensemble, et mes idées, mais que faute de place je n'ai pas pu tout mettre. 

Je l'ai quand même mis au dos de la carte.
Ca rendait trop bien !